De la carrière calcaire à la production de chaux
Une matinée organisée par le groupe ribéracois du CDD Périgrd vert
En cette chaude matinée du samedi 27 juin, nous nous retrouvons, 25 membres et adhérents du CDD Périgord Vert, aux portes des carrières de Saint-Astier à 9h30 pour une passionnante visite du site. Dans un cadre convivial, nous sommes accueillis par le président directeur général, Monsieur Antoine Bastier, à la verve bien trempée. Après un café d’accueil, et quelques viennoiseries offertes par le CDD aux visiteurs, il nous fait rapidement plonger dans l’histoire de cette entreprise familiale centenaire qui emploie plus de 140 salariés, dont une trentaine de commerciaux et 4 personnes en charge de la recherche et du développement. Après une bonne heure d’échanges très enrichissants, francs et concrets, sur l’histoire, la vie et les perspectives de développement de cette entreprise issue de la fusion de trois anciennes carrières familiales, le petit convoi d’une dizaine de véhicules regroupant les visiteurs curieux s’est dirigé dans le dédale des voies d’exploitation du site, sans activité ce week-end pour éviter le bruit, la poussière et les problèmes de sécurité de ce site d’activité industrielle. Une rampe d’accès au bout d’une piste forestière discrète et sinueuse, s’ouvre soudainement et nous avale telle une gueule géante, et nous nous retrouvons miraculeusement dans une fraicheur bienvenue à 13 degrés sous terre en ces premiers jours de canicule estivale, première belle surprise, les autres s’enchainent suite à l’arrêt des véhicules au cœur des carrières de calcaire, sous une voute soutenue par des pieds colossaux de 7 à 9 m de hauteur, sur une base de 8 m par 8 m !
Le plan des carrières, les partie exploitées et exploitables, les possibilités d’extensions, les passages sous la voie ferrée et même sous l’autoroute A 89, les tirs de mines, les dumpers et tapis de convoyage des matériaux, jusqu’à la surface, rien ne nous est épargné ! Et notre guide, responsable en chef des Chaux de Saint-Astier, prends manifestement plaisir à nous transmettre en toute franchise beaucoup d’informations techniques et économiques dans un contexte de compétitivité industrielle permanent. Cette belle entreprise de Dordogne a une production annuelle de 110 000 tonnes de produits, moitié chaux pure, moitié enduit à base de chaux prêt à l’emploi. La chaux de Saint-Astier est reconnue dans l’Europe entière et jusqu’aux Etats Unis, pour la restauration des monuments historiques en particulier.
L’entreprise très fortement implantée en Dordogne est très bien acceptée par la population locale en tant que source d’emplois locaux non délocalisables. Dans le cadre d’activités traditionnelles de production de chaux, elle est non seulement compétitive mais également innovante, avec un secteur recherche et développement qui lui permet de répondre et de s’adapter à toutes les demandes actuelles, tout en prenant en compte l’impérieuse nécessité de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ainsi l’entreprise n’hésite pas à sortir de l’aire du charbon qui jusqu’à présent était le combustible des fours, pour aller vers le gaz en construisant un nouveau site de production équipé de nouveaux fours totalement innovants, un projet en cours de construction de plus de 40 millions d’euros, qui devrait projeter positivement l’entreprise dans la compétitivité mondiale.
Après avoir chaleureusement remercié M. Antoine Bastier pour le temps qu’il nous a consacré et l’intérêt de sa présentation des « Chaux de Saint-Astier », nous nous retrouvons pour déjeuner au Petit Basque, sympathique restaurant au centre de Saint-Astier.
Jean-Luc Pujols, référent du Ribéracois du CDD Périgord Vert
